Pic mar
Vous pouvez reconnaître cet oiseau bariolé qui se nourrit d'insectes à son ventre rosé et à sa calotte rouge. Il dépend fortement des grands arbres et des forêts âgées. Voir la carte des observations à Genève.
Balade rivière

Venez découvrir l’Hermance limitrophe et son vallon naturel, depuis le plateau de Douvaine jusqu’au village historique, une des plus jolies promenades de la région.
Comme la plupart des rivières de la rive gauche du canton, l’Hermance ne bénéficie pas d’un important bassin versant avec des montagnes enneigées. Ses ressources en eau sont limitées et, notamment en été, les étiages peuvent être importants.
L’Hermance prend sa source dans les bois de Jussy franco-suisses, puis passe par le grand plateau agricole de Douvaine, où au début du siècle passé, elle a été sévèrement canalisée, un processus qui a été corrigé par une spectaculaire renaturation un siècle plus tard. La suite de son parcours est beaucoup plus naturel et vous amènera jusqu’au charmant petit village historique qui porte le même nom que la rivière.
Ce que vous pourrez vivre avec cette balade
Quelques points remarquables de la promenade (d’aval en amont)
Point de vue
Ce pont marque le début de l’Hermance limitrophe, ainsi que le début du tronçon renaturé dans le cadre d’un projet transfrontalier qui a permis de supprimer le canal en béton et de coucher la berge pour donner de la place à la rivière. A remarquer aussi sur le pont, la borne de 1816 qui marque la nouvelle frontière entre Genève et la Savoie établie par le Traité de Turin.
Aménagement innovant
Comme à chaque renaturation, le castor s’est rapidement installé sur l’Hermance revitalisée et a construit ici son principal barrage, appuyé sur un bouquet de saules. Il complète ainsi le travail de la renaturation, en créant cette grande retenue d’eau dans laquelle trouve refuge toute l’année les poissons, les insectes et autres plantes aquatiques. Son terrier se trouve dans la berge quelques dizaines de mètres en amont, avec un accès bien protégé, car complétement subaquatique.
À découvrir
Côté champ, un bel exemple de surface de promotion de la biodiversité, ces surfaces que les agricultrices et agriculteurs mettent à disposition de la biodiversité. Il s’agit ici d’une jachère fleurie, mise en place pour au-moins 8 ans, ce qui permet au sol de se régénérer et à une flore et un faune typique de s’installer. En saison, l’abondance de fleurs et d’insectes butineurs est remarquable.
Aménagement innovant
Dans cette partie forestière, la renaturation a été moins marquée, pour éviter d’abattre les arbres qui ont poussé après la canalisation, il y a un siècle. On a seulement enlevé la chape de béton et, par endroit, on a décollé les blocs de bords pour créer de petits méandres et des accélérations du courant favorables aux poissons.
Point de vue
Comme souvent, les ponts des secteurs renaturés sont le meilleur endroit pour voir comment la rivière était avant la renaturation, car en général, on conserve la rivière en l’état quelques mètres en avant et en aval pour ne pas devoir refaire le pont. Ici l’ancien corset de béton est bien visible.
Curiosité
Dans ce secteur naturel de l’Hermance, on voit l’importance des racines des arbres riverains pour maintenir le bord du lit, mais aussi le travail de sape que fait la rivière sur les arbres.
Curiosité
Un magnifique exemple de méandre, avec la rivière qui fait de grands détours, érodant l’extérieur du virage, et déposant les alluvions à l’intérieur, créant ainsi une petite clairière dans le corridor forestier de la rivière. C’est le premier depuis l’amont, il y en aura beaucoup d’autres à l’aval.
À découvrir
Encore de magnifiques méandres ! Ici, l’érosion de l’extérieur du virage a creusé un bassin profond qui sert de refuge privilégié pour les gros poissons de la rivière. Avec une peu de patience, vous apercevrez les gros chevaines qui le fréquentent. C’est le poisson le plus commun de cette rivière et de bien d’autres rivières genevoises, qui ne sont plus assez froides et oxygénées pour les truites.
Curiosité
Depuis ce joli promontoire, idéal pour observer la rivière, on note en amont, un magnifique arbre mort, percé de nombreuses cavités. Les petits trous ont été creusés par des insectes xylophages, les gros par les pics, mais en s’agrandissant avec le temps, ces cavités abriteront aussi de nombreuses espèces, chauve-souris, mésanges, etc. On comprend bien l’importance de ne pas se précipiter pour éliminer les arbres en fin de vie !
Curiosité
Le noisetier est un arbuste des sous-bois et des lisières, pas trop aimé des forestiers (son bois a peu de valeur), mais adorés par les écureuils. Ici, les noisetiers ont poussé très haut et constituent une magnifique allée presque homogène de part et d’autre du chemin.
Point de vue
Construit en 1853, ce magnifique pont historique relie le hameau genevois de Chevrens au hameau savoyard de Crevy. Il marque la limite amont du site protégé du Vallon de l’Hermance.
Point de vue
Ici on apprécie l’ambiance de la forêt, comme un écrin, dans lequel coule tranquillement la rivière. C’est le moment de s’arrêter un moment pour se laisser pénétrer par la sérénité du lieu.
Curiosité
Un barrage de bois au milieu de la rivière ? Non, ici ce n’est pas l’œuvre du castor ! Un examen attentif montre que ce n’est pas bien construit, pas étanchéifié. C’est juste une accumulation de bois mort déposé par la rivière en crue, mais c’est néanmoins un habitat important, offrant un refuge aux poissons et à divers insectes, et pouvant servir de pont pour la faune terrestre. Il est donc souhaitable de le laisser en place tant qu’il ne menace pas la sécurité.
À découvrir
Une spectaculaire allée de vieux arbres, surtout des chênes et des frênes, qui ont survécu l’intensification de l’agriculture du siècle passé qui nous a privé d’une grande partie du bocage d’antan. On suivra avec attention l’évolution des frênes, sachant qu’une maladie mortelle provoquée par un champignon japonais, la chalarose, est en train de s’installer à Genève et menace l’avenir de cette essence.
Curiosité
Le sapin rouge, ou épicéa, est une espèce montagnarde qui produit un bois de haute valeur. De ce fait, il a été beaucoup planté aussi en plaine, formant ce que l’on appelle des pessières, dans l’espoir d’améliorer le rendement de la forêt. Au niveau écologique, c’est une mauvaise idée. Les aiguilles acidifient le sol et même les rivières, ce qui affecte les espèces locales. Comme ici, les épicéas en monoculture ne trouvent pas les conditions pour un bon développement, on ne regrettera pas leur disparition de ce secteur.
Point de vue
Un très joli morceau de campagne extensive, où on a laissé de la place à la nature, avec une alignée d’arbre, des haies plus basses, des ronces, des herbes hautes, un arbre isolé, un pâturage : toute cette diversité va multiplier par dix la biodiversité présente, faisant le bonheur du papillon flambé ou de la pie-grièche écorcheur. Un paysage de qualité à conserver à long terme!
Curiosité
Ici le chemin a été protégé de l’érosion du méandre par des structures artificielles, les « gabions », des caissons de grillages remplis de galets. De nos jours, on éviterait de bloquer ainsi la dynamique de la rivière, même si ce type de protection peut être intéressant pour les poissons, car la rivière y creuse souvent des fosses profondes.
À découvrir
La plus grande des clairières du vallon de l’Hermance, une enclave de lumière dans la forêt du vallon, intéressante pour les oiseaux, comme les fauvettes ou les mésanges, ou les lézards et les serpents, et une part importante du charme paysager de ce site protégé.
Curiosité
Dans un secteur à faible pente, la rivière en crue a déposé une grande partie du sable et du gravier qu’elle charriait, créant une mini-clairière ensoleillée où on peut apercevoir les petits poissons (surtout de petits chevaines) dans le bassin d’eau transparente.
Curiosité
Au fond d’un grand méandre, deux grottes s’enfoncent profondément dans la falaise sur la rive française. Une petite rivière sort de la grotte à l’aval, alors que la grotte en amont a son entrée nettement au-dessus du niveau de l’Hermance. L’origine de ces structures reste mystérieuse, mais leur exploration est déconseillée!
Curiosité
Dans la grande haie qui borde le haut de la clairière, remarquez la grande tache de bambous exotiques. Plantée dans les jardins, cette espèce peut « s’échapper » et coloniser des milieux naturels comme ici. Une action sera probablement mise en place pour redonner sa place à la végétation indigène.
À découvrir
Les clairières herbeuses sont en partie gérée en prairie, avec des fauches mécanisées, en partie en pâturage, avec divers animaux, souvent des chevaux, comme ici. Il est intéressant d’observer les conséquences de cette gestion différente sur les milieux naturels. Alors que la faune des prairies doit faire face à des changements brutaux lors de la fauche mécanique, les prairies pâturées se modifient progressivement, et offrent en général plus de refuges.
Point de vue
Construit en 1799 sur un passage déjà emprunté par la voie romaine, ce magnifique pont historique marque la partie aval du site protégé du Vallon de l’Hermance et l’extrémité aval de cette balade rivière.
Points forts
Adapté à une visite scolaire
Oasis de fraicheur
Site renaturé/innovant
Le canton de Genève connaît une situation privilégiée : un cadre naturel exceptionnel se déploie aux portes mêmes de l’agglomération. Cette grande proximité offre de formidables opportunités de ressourcements, mais implique aussi de respecter attentivement ce patrimoine pour le préserver. Appliquer à la lettre les bons comportements sur le terrain est donc indispensable.
Dans tous les cas
Durant vos promenades et activités de loisir
Pourquoi pas ?
Ne pas hésiter à partager ses connaissances naturalistes avec les promeneurs curieux croisés en chemin. Devenir ainsi un ambassadeur de la biodiversité genevoise contribue activement à son respect par le public.
En prenant des photographies
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