Pic mar
Vous pouvez reconnaître cet oiseau bariolé qui se nourrit d'insectes à son ventre rosé et à sa calotte rouge. Il dépend fortement des grands arbres et des forêts âgées. Voir la carte des observations à Genève.
Balade rivière

Venez découvrir une facette méconnue de l’envoutant vallon de la Laire, en longeant, à vos risques et périls, un ancien chemin pédestre qui n’est plus entretenu mais qui permet une approche au plus près de cette rivière encore sauvage.
Située aux confins du canton, au pied du Vuache, la Laire est une de nos rivières les mieux préservées, que l’on peut découvrir entre le Pont de la route de Rougemont et Sur-Moulin grâce à un sentier très varié sur sa rive droite. Attention, cette balade est réservée aux explorateurs les plus intrépides, car il y a des trous, des branches et des instabilités: c’est le prix à payer pour une promenade hors du commun.
Ce que vous pourrez vivre avec cette balade
Quelques points remarquables de la promenade (d’amont en aval)
Points remarquables (12) d’aval en amont
Point de vue
Construit en 1860, à l’époque où la Savoie a été annexée par la France, ce pont est situé complétement en Savoie. La rivière ne devient limitrophe qu’une dizaine de mètres à l’aval du pont.
Curiosité
La grande falaise en rive gauche illustre le travail de grignotage de la Laire depuis des décennies, érodant patiemment son vallon dans le plateau de Champagne. C’est dans ce genre de falaises que le martin-pêcheur va chercher une paroi suffisamment meuble pour y creuser son site de nidification, une petite cavité au fond d’un long tunnel.
Curiosité
Ici l’érosion de la rivière a créé une falaise particulièrement haute et exposée à la lumière, offrant des surfaces de colonisation aux lianes, et en particulier aux ronces et aux lierres.
À découvrir
Pour limiter l’érosion de la rive suisse, protéger les terres agricoles et permettre le cheminement, des travaux de confortement, engageant des rails métalliques et des pierres, ont été réalisés au siècle passé, et tiennent toujours.
À découvrir
La chute de ce grand arbre fait un magnifique pont naturel entre les deux rives. A moins d’être un acrobate, vous renoncerez sans doute à l’emprunter, mais les martres, les renards et les écureuils l’utilisent volontiers.
Etape
Populaire dans les jardins, les différentes espèces de bambous ne sont pas indigènes dans notre région, où elles sont considérées comme des plantes invasives à combattre.
Aménagement innovant
Ce panneau de mise en garde de la commune reste une exception, mais son message est général : A chacun d’évaluer ses capacités et prendre ses responsabilités avant de se lancer sur un chemin de promenade : il peut être glissant, instable, interrompu, inondé… mais aussi offrir une magnifique expérience de nature !
À découvrir
La Laire, en érodant son lit se heurte à des substrats plus ou moins durs et enchaîne les méandres et les glissements de terrain. De ce fait, le chemin est souvent éloigné des rives. Ici, c’est la stabilisation de la rive qui permet d’explorer l’extérieur du méandre de près.
A découvrir
Un des précieux petits nants qui vient alimenter la Laire avec des eaux de la nappe phréatique de la Champagne. En effet, avec son bassin versant relativement réduit, la Laire peut connaitre des sécheresses et des étiages sévères et dépend de toutes ses sources pour rester en eau.
Point de vue
Cette passerelle donne une vue magnifique sur la Laire. Une observation attentive permet de distinguer le lit mineur de la rivière, qu’elle occupe en temps normal, de son lit majeur, inondé lors des crues.
Curiosités
Aujourd’hui, les forestiers genevois ont à cœur de favoriser les processus naturels quand la sécurité n’est pas menacée et interviennent beaucoup moins dans les lits de la rivière. Les nombreux troncs couchés par les crues de la rivière donnent une idée de la violence de la lutte entre la rivière et la végétation. A noter que même cassés, ces arbres jouent encore un rôle essentiel en créant des abris dans la rivière, pour les poissons et les insectes aquatiques.
A découvrir
Ici la Laire s’est creusé un grand bassin profond, un refuge très apprécié des poissons. Vous y verrez souvent des chevaines, et, si vous êtes patients et un peu chanceux, un des rares blageons, reconnaissables à leur ligne noire le long des flancs.
À découvrir
Loin de la Laire, sur le plateau de Champagne, ces grands espaces herbeux semés d’arbres isolés rappelant la savane africaine, sont des friches. Elles sont mises en place sur les remblais des gravières qui ont permis de construire Genève. Peu propice à l’agriculture intensive, elles sont un havre de biodiversité, par exemple pour la pie-grièche écorcheur, le crapaud calamite et le joli papillon bleu appelé « Azuré des Coronilles ».
Points forts
Oasis de fraicheur
Le canton de Genève connaît une situation privilégiée : un cadre naturel exceptionnel se déploie aux portes mêmes de l’agglomération. Cette grande proximité offre de formidables opportunités de ressourcements, mais implique aussi de respecter attentivement ce patrimoine pour le préserver. Appliquer à la lettre les bons comportements sur le terrain est donc indispensable.
Dans tous les cas
Durant vos promenades et activités de loisir
Pourquoi pas ?
Ne pas hésiter à partager ses connaissances naturalistes avec les promeneurs curieux croisés en chemin. Devenir ainsi un ambassadeur de la biodiversité genevoise contribue activement à son respect par le public.
En prenant des photographies
Recherche libre
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