Troglodyte mignon
Modèle réduit parmi les oiseaux de la forêt, le discret troglodyte se repère aisément à son chant printanier tonitruant. Voir la carte des observations à Genève.
Balade rivière

Venez découvrir la plus grande des rivières totalement genevoises ! Havre de paix qui invite à la promenade, elle a connu une histoire plutôt mouvementée. C’est d’ailleurs sur ce tronçon qu’elle a le plus changé au cours des siècles pour devenir aujourd’hui le compromis réussi entre les enjeux d’une protection efficace contre les crues et les besoins de l’agriculture locale, tout en offrant au public une exceptionnelle nature de proximité.
Mais faisons un pas en arrière : au Moyen-Âge, la Seymaz prenait sa source dans de grand marais qui ont profondément marqué la région. Le château de Rouelbeau, qui contrôlait un des rares gués praticables, a ainsi pu prospérer en taxant les marchands qui rejoignaient les grandes foires de Genève.
Au début du XXème siècle, le paysage change radicalement : d’importants travaux de drainage font disparaître les marais au profit de nouvelles terres cultivables, ne laissant que des canaux bétonnés.
Juste retour des choses, grâce à un important de travail de réhabilitation, la rivière a aujourd’hui retrouvé bien plus de liberté. Et c’est l’ensemble de cette plaine agricole qui présente un nouveau visage car une partie des marais historiques a pu être remis en eau, recréant un paysage évocateur particulièrement accueillant pour la biodiversité, pour plus grand bonheur des promeneurs.
Ce que vous pourrez vivre durant cette balade
Quelques points remarquables de la promenade (d’aval en amont)
Aménagement innovant
A 50 m des rives, cet ingénieux biotope issu de la renaturation fonctionne comme une lône, ce bras mort typique des rivières naturelles. En temps normal, c’est un fossé humide, autonome et assoupi qui fait le bonheur des Tritons alpestres… mais en cas de crue, il absorbe une partie des courants du cours d’eau grâce à des tuyaux reliés à la Seymaz.
Aménagement innovant
Avec un nom aussi évocateur, cette rivière méritait bien son retour à la vie… C’est chose faite : sa cure de renaturation lui a rendu des rives douces et accueillantes et une végétation aquatique luxuriante, rehaussée d’un élégant alignement de saules têtards. La cadre est bel et bien paradisiaque et les calopteryx, ces libellules aux reflets féériques, ne s’y sont pas trompés !
Curiosité
Ces grands peupliers d’Italie – une variété sélectionnée du peuplier noir – sont un témoignage vivant du temps de la canalisation de la rivière, il y a un siècle. Le projet de renaturation les a conservés, pour leur rôle paysager, mais aussi écologique : ils abritent de nombreux buissons de gui chargés de baies blanches qui régalent en hiver les oiseaux : Merles et Grives, Fauvettes à tête noire ou encore les très rares Jaseurs…
Aménagement innovant
Ne vous fiez pas à l’apparente somnolence de la Seymaz : chiffres à l’appui, ses crues les plus colériques pourraient dévaster les communes de Chêne-Bourg et Chêne-Bougeries! La renaturation des marais a donc prévu cet ouvrage de protection. En cas de danger, la vanne retient l’eau qui filerait vers l’aval, quitte à noyer les marais – confirmant leur précieux rôle de tampon – et certains champs sous un lac temporaire pouvant stocker 800’000 m3 d’eau. Et c’est ici que tout se joue…
Aménagement innovant
En reconstituant une spectaculaire oasis de biodiversité, la renaturation des marais a permis de créer une nouvelle attraction locale. Mais comment concilier engouement et conservation ? Avec une confortable passerelle qui plonge les visiteurs au cœur de la vie sauvage, tout en préservant la tranquillité alentours ! Elle permet ainsi de vivre les émotions fortes du ballet des Foulques, Gallinules, Colverts, Sarcelles, etc. dans le cadre d’une rencontre réussie entre le public et la nature.
Curiosité
Contre toutes attentes, c’est la rencontre de deux ruisseaux un peu fantasques, le Chambet, issu des Bois de Jussy, et la Touvière, née dans la campagne, qui donne vie au beau marais de la Haute-Seymaz. Jouant pleinement son rôle d’éponge, ce dernier tamponne leurs apports capricieux et assure ainsi un débit régulier à la Seymaz qui prend officiellement naissance ici.
Aménagement innovant
Ici, on a remplacé un tuyau de béton sous-terrain par ce joli canal, dont les eaux limpides permettent le développement d’un flore aquatique remarquable, comme ces Callitriches qui peuvent former un tapis étoilé à la surface de l’eau.
À découvrir
Autrefois, paniers, corbeilles, mais liens pour attacher les vignes étaient produits naturellement en tirant parti des branches des saules locaux. Régulièrement taillés, ces arbres formaient alors au sommet de leur tronc comme une tête boursouflée offrant des niches douillettes pour les insectes et les oiseaux, comme la Huppe ou la Chouette chevêche. Pour maintenir ces paysages historiques alliant nature et patrimoine culturel, des saules blancs ont été replantés ici et sont taillés une année sur deux.
À découvrir
L’aménagement de l’étang de Rouelbeau au début de ce siècle a marqué de manière spectaculaire le début de la renaturation de la Haute-Seymaz et le rétablissement de son caractère paysager historique. C’est aujourd’hui un des plus grands étangs du canton, abritant une flore et une faune toujours diversifiées et riches en surprises. Ainsi, vous pourrez peut-être y surprendre le rare Butor, une des stars hivernales de ce site.
À découvrir
Ne manquez pas une visite détaillée du château de Rouelbeau. Son origine remonte au moins à 1318, quand le seigneur Hubert de Choulex fait construire ici un premier fort. Des décennies de travaux minutieux des spécialistes du service cantonal d’archéologie ont permis de tracer son histoire et de mettre en valeur ses ruines évocatrices. Sa double enceinte de douves remises en eau constitue aujourd’hui aussi un point fort pour la biodiversité : la Tortue cistude y a même été réintroduite.
À découvrir
En apparence peu spectaculaire, cet observatoire ouvre une extraordinaire fenêtre sur la vie secrète de l’étang. Au gré des saisons, et avec un peu de patience, vous y observerez des Libellules, des Grenouilles, de nombreux oiseaux aquatiques, et peut-être même une Tortue cistude sur un tronc, ou un discret Castor nageant au crépuscule. Chut… regardez : les animaux sont tout près…
À ne pas manquer
Aussitôt qu’un obstacle sous la route de Chêne a été assaini, les Castors de l’Arve se sont empressés de coloniser la Seymaz renaturée. C’est ici, en amont de l’étang de Rouelbeau, qu’ils ont installé leur base favorite : ces ingénieurs obstinés y entretiennent assidûment leurs extraordinaires barrages naturels. Ces ouvrages particulièrement ingénieux leur permettent de garder l’entrée de leurs terriers sous l’eau et d’agrandir les zones humides qui les nourrissent… tout en enrichissant la biodiversité !
Aménagement innovant
Un tout dernier projet de renaturation, finalisé en 2024, a permis de sortir des canalisations ce tronçon non négligeable : ce sont encore 130 m de ruisseau qui vont pouvoir reprendre vie ! De quoi suivre comment la nature va progressivement recoloniser cet espace en évolution. En attendant, ses rives peu végétalisées pourront peut-être révéler le passage d’un Chevalier sylvain en migration ou les explorations flamboyantes d’un Martin-pêcheur local.
Points forts
Adapté à une visite scolaire
Oasis de fraicheur
Le canton de Genève connaît une situation privilégiée : un cadre naturel exceptionnel se déploie aux portes mêmes de l’agglomération. Cette grande proximité offre de formidables opportunités de ressourcements, mais implique aussi de respecter attentivement ce patrimoine pour le préserver. Appliquer à la lettre les bons comportements sur le terrain est donc indispensable.
Dans tous les cas
Durant vos promenades et activités de loisir
Pourquoi pas ?
Ne pas hésiter à partager ses connaissances naturalistes avec les promeneurs curieux croisés en chemin. Devenir ainsi un ambassadeur de la biodiversité genevoise contribue activement à son respect par le public.
En prenant des photographies
La Seymaz urbaine
Recherche libre
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