Située aux confins du canton, au pied du Vuache, la Laire est une de nos rivières les mieux préservées, que l’on peut découvrir entre Sézegnin et Chancy grâce à un sentier très varié sur sa rive droite.
Quelques points remarquables de la promenade (d’aval en amont)
- Des points de vue spectaculaires sur la rivière mettant en évidence le jeu des forces érosives,
- La plus longue falaise érodée par la rivière.
- Le spectacle saisissant d’une multitude d’arbres renversés par la rivière.
- Les secteurs calmes de la rivière, qui servent d’abris privilégiés aux poissons durant l’étiage, et où vous avez des bonnes chances de les observer.
- Un barrage de castor intelligemment disposé sur un affluent pour éviter les crues de la rivière principale.
- Les gouilles temporaires aménagées dans le secteur des Raclerets pour favoriser les batraciens menacés dans ce secteur d’importance nationale.
- La grande zone alluviale ouverte des Raclerets et ses plateaux séchards qui abritent serpents, lézards verts et le plus musical de nos amphibiens, le mystérieux alyte ou crapaud accoucheur.
Points remarquables (21) d’amont en aval
Curiosité
- La grande fontaine de Sézegnin
Cette fontaine, située en face de l’arrêt TPG, bénéficie toute l’année de l’eau en provenance de la nappe phréatique de la Champagne, comme toutes les fontaines de Sézegnin. En été, cette eau de source est précieuse pour soutenir naturellement les débits de la Laire.
Point de vue
- Le pont de Malagny
Ce pont étroit, qui convient mieux à la mobilité douce qu’aux automobiles, donne un bel aperçu de la rivière qui fera l’objet de notre balade. On retrouve l’eau de la fontaine de Sézegnin qui se jette dans la rivière juste à l’aval… et peut-être une bergeronnette longeant les rives.
À découvrir
- Les robiniers couchés
Tous ces arbres couchés sur la rivière donnent un aperçu spectaculaire du match silencieux qui se joue entre les l’appétit du courant de la rivière et la persévérance de la végétation recolonisant sans cesse ce que les eaux ont arraché.
À découvrir
- Les piscines naturelles
A plusieurs endroits, bloqué par la végétation, la rivière doit méandrer et ce faisant, son énergie a creusé des profondeurs, où les poissons – surtout des chevaines, mais aussi le rare blageon – adorent se reposer. Avec un peu de patience, vous les apercevrez dans l’eau cristalline.
Curiosité
- Le barrage d’embâcles
On appelle « embâcles » les accumulations de matériaux déposés par une crue de la rivière. Dans cet exemple spectaculaire, de nombreux arbres arrachés se sont retrouvés bloqués ici, ralentissant le courant et induisant un dépôt de graviers et de sables.
Curiosité
- Les grands aulnes tombés
Les aulnes sont des arbres typiques des bords des rivières, leurs racines supportant bien l’inondation. Mais cette proximité est aussi un danger, et une grande crue a eu raison de ces deux grands spécimens, qui fonctionnent aujourd’hui comme des ponts pour la faune.
À découvrir
- La confluence avec le Ruisseau des Foges
Ici les eaux de la Laire se mélangent à celle du Ruisseau des Foges, drainant le versant nord du massif du Vuache, avec souvent un débit plus important que la Laire.
Point de vue :
- Le grand méandre
Un magnifique point de vue sur un de plus importants méandres de la Laire. Les méandres sont des ondulations importantes de la rivière qui se produisent quand elle se heurte à un substrat particulièrement résistant.
À découvrir
- La Grave
La Grave -ou Nant du Moulin-de-la-Grave – est un joli ruisseau alimenté en toutes saisons par les fontaines de Sézegnin qui recueillent les eaux de la nappe phréatique de Champagne. A l’amont, dans la zone agricole, le ruisseau a été enterré dans les années 50, puis remis à ciel ouvert en 2007.
Curiosité
- Les castors aménageurs de la Grave
Peut-être découragé par les crues de la Laire, qui ont souvent détruit leurs barrages, un castor a installé un barrage quelques mètres en amont du pont sur la Grave. La petite zone humide ainsi créée illustre bien le potentiel de renaturation de ce rongeur.
Curiosité
- La grange historique
Déjà présente sur la carte Dufour de 1845, cette magnifique grange, construite à l’origine en plein champs, se retrouve progressivement entourée par la forêt qui gagne du terrain dans ce secteur depuis le milieu du siècle dernier.
À découvrir
- La grande plage
Cette énorme plage de galet et de sable déposé par la rivière invite à la détente… et à l’émerveillement : la rivière a déposé plus de 30 cm de sédiments finement triés !
Point de vue
- Le lit serpentant
Un point de vue remarquable sur les zigzags de la rivière, qui dépose ses bancs de gravier et des énormes embâcles tantôt sur la rive droite, tantôt sur la rive gauche.
Point de vue
- La grande falaise
Encore un magnifique point de vue sur la longue falaise rectiligne que la rivière a érodée sur la rive droite.
À découvrir
- Le gué des Raclerets
Utilisé bien avant la mise en place de la passerelle, ce gué était le passage traditionnel des douaniers: alors qu’à l’amont, la rivière marque la frontière avec la Savoie, dès l’aval, les deux rives sont genevoises.
Point de vue
- La passerelle des Raclerets
Construite dans les années 60, et plusieurs fois rénovée et stabilisée depuis, cette passerelle piétonne facilite le passage de la rivière par tous les débits et offre un magnifique aperçu sur la rivière.
Aménagement innovant
- Les gouilles temporaires
Ce secteur du Vallon de la Laire abrite des populations importantes de batraciens, et figure à l’inventaire national. Pour des batraciens exigeants comme le crapaud accoucheur, des étangs non permanents, qui peuvent être complétement asséchés chaque année, ont été creusés dans ces prairies sèches.